Taxes TRUMP : 500 millions d’euros de préjudice pour les viticulteurs

L’imposition par les États-Unis d’une taxe de 25% sur les vins a créé beaucoup de remous dans la profession depuis quelques mois. La conséquence de cette taxe est désormais chiffrée : FranceAgriMer estime aujourd’hui le préjudice à 500 millions d’euros. Les professionnels du secteur appellent à la création d’un fond de compensation pour dédommager les producteurs et négociants de vin français.

Un coup dur pour la filière viticole

Depuis un an les vins non effervescents de moins de quatorze degrés français, espagnols et allemands subissent des taxes douanières imposées par l’administration américaine à hauteur de 25%. Une décision prise pour répondre à un débat commercial transatlantique portant sur Airbus : l’Union Européenne accorderait, selon le gouvernement américain, des traitements avantageux et des subventions au constructeur aéronautique. Un conflit vieux de plus de 15 ans qui a entraîné un choix lourd de conséquence, étant donné que les États-Unis représentent le premier marché d’exportation des vins français.

Les exportations de vins et spiritueux français ont chuté de 40% dès les six premiers mois de la mesure. Jérôme Despey, président du conseil spécialisé viticulture de FranceAgriMer, avait déjà demandé la création d’un fonds en janvier 2020 pour compenser une perte qui se chiffrait à 300 millions d’euros à l’époque. Elle est désormais estimée à 500 millions d’euros par la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS).

L’épidémie du coronavirus s’est ajoutée à ce contexte économique déjà difficile : la fermeture des bars et des restaurants dans le monde entier pendant le confinement a eu de lourdes répercussions. Les viticulteurs attendent une enveloppe de 35 millions d’euros pour aider au financement du stockage des crus invendus.

Le marché local en bonne santé

Pour maintenir leurs activités, les viticulteurs peuvent cependant toujours compter sur leurs clients français. Le vin est la boisson alcoolisée la plus consommée en France. Le pays est d’ailleurs le premier consommateur de vin de la planète, devant les États-Unis et l’Italie : la France consomme 14% du vin produit dans le monde. Sa vente se décline en bouteilles, en mignonnette, en box d’abonnement… On peut même se procurer un calendrier de l’Avent du vin. Avec l’approche des fêtes de fin d’années, les professionnels de la filière viticole devraient pouvoir se réjouir.

Le tourisme concernant l’œnologie rencontre aussi un franc succès avec 10 millions de visiteurs par an. Malgré les semaines à vide durant le confinement et la fermeture des frontières, les exploitations sont restées optimistes quant au retour des visiteurs français.  Et ils n’ont pas eu tort, les réservations ont été de nouveaux remplies dès le mois de juin.

 

 

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