Château Lagrange : Histoire et millésimes d’un grand vin

Le Château Lagrange, également nommé « La maison noble de Lagrange Monteil » à l’époque médiévale, détient une histoire riche. C’est un domaine viticole de 157 hectares, situé à Saint-Julien-Beychevelle. Le vin issu de ces vignes est produit sous l’appellation d’origine contrôlée (AOC) Saint-Julien et est classé troisième grand cru.

La viticulture : une vocation depuis le XVIIè siècle

La vocation viticole et la réputation du Château Lagrange se développent dès le XVIIè siècle. Entre 1842 et 1874, ce domaine était la propriété du comte Tanguy Duchâtel, ministre de l’Intérieur sous le roi Louis-Philippe. Membre de l’Académie des beaux-arts, le comte contribue au développement de l’activité en Europe. C’est lors de cette période qu’une fabrique de drains fût créée. Le domaine s’étend alors sur 280 hectares dont 120 hectares dédiés aux vignes.

Après une période de déclin et plusieurs propriétaires, le domaine est acheté en 1983 par le groupe Suntory (société japonnaise de boissons alcoolisées). Grâce à l’investissement émit sous la direction du directeur général du château, Marcel Ducasse, la modernisation du vignoble a eu lieu. Les efforts se poursuivent et le célèbre œnologue, Emile Peynaud devient alors le conseiller du domaine durant six ans. La renommée du Château Lagrange renaît et le domaine viticole retrouve tout son prestige.

Les meilleurs millésimes

Bien que les professionnels estiment que les vins Lagrange restent stables d’une année à l’autre, certains millésimes se démarquent :

  • Le Château Lagrange 2010 : malgré les vendanges tardives dues à la sécheresse, ce millésime est reconnu pour sa forte concentration en tanins et sa finesse.
  • Le Château Lagrange 2009 : un temps chaud couplé aux averses au moment le plus opportun a permis de produire du vin avec du corps, de la puissance et des tanins fins. Des notes de fleurs et d’encre se perçoivent en longueur.
  • Le Château Lagrange 2005 : cette année fût marquée par la sécheresse en Gironde (peu de pluie, beaucoup de soleil). Fondant et tannique, il se différencie des autres millésimes de grand cru par sa dominante de Merlot dans l’assemblage.
  • Le Château Lagrange 2000 : beaucoup de précipitations et de soleil pour ce millésime qui a tout de même reçu un traitement contre le mildou. La floraison fût rapide et homogène. L’été fût plus contrasté avec un mois de juillet frais et humide et un mois d’août chaud et sec. C’est donc un vin fruité, subtil, avec des notes de cèdre.
  • Le Château Lagrange 1996 : avec un printemps et un été chauds et secs, quelques orages ont provoqué un peu de millerandage, ce qui n’a pas empêché d’obtenir des merlots parfaits. On obtient un vin frais, équilibré et rond.
  • Le Château Lagrange 1990 : avec un climat plus chaud que la normale et un été sec jusqu’aux vendanges, ce millésime donne lieu a un vin massif, boisé et épicé.

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