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A la découverte de l’AOC Jasnieres et du domaine de Belliviére

Mardi 9 juin 2009

Vignoble le plus septentrional de Touraine, les Coteaux du Loir s’étendent sur les départements de la Sarthe et de l’Indre-et-Loire. Cultivés depuis le Moyen-Age (et servi à la cour des rois de France) l’AOC produit des vins rouges, rosés et blancs, mais est bien sûr surtout connue pour ces derniers. 


Au cœur des Coteaux du Loir, perle du vignoble,  l’AOC Jasnières (classée en 1937) y forme une enclave longue de 4 km et large de quelques centaines de mètres.

L’appellation produit exclusivement du vin blanc, à partir du cépage Chenin, sur deux communes : Ruillé-sur-Loir et Lhomme (département de la Sarthe).

La vigne y est plantée sur des coteaux pentus exposés plein sud, profondément enracinée dans « le tuffeau », une craie tendre se décomposant en argile à silex. Ce sol devient caillouteux et difficile à travailler.

Une appellation prestigieuse mais souvent méconnue, car de petite taille (environ 60 ha) et donc à la production limité.

Eric et Christine Nicolas Outre leur rareté, les vins de l’appellation peuvent se révéler sublimes, d’une fraicheur incroyable, au goût caractéristique de pierre de fusil, avec un potentiel de garde de 15 ans jusqu’à plusieurs dizaines d’années  (on dit du Jasnières qu’il est le plus jeune des vins vieux, car après 10 à 20 ans, il atteint son sommet tout en restant bien vivant.


Portant haut les couleurs des Coteaux du Loir et de Jasnières, le Domaine de Bellivière, que nous nous réjouissons d’accueillir sur Ochato.com, occupe 13 ha sur les deux appellations. Converti à l’agriculture biologique, le domaine produit une formidable gamme de blancs, dont les caractéristiques varient au gré des millésimes. Eric et Christine Nicolas ont en effet choisi avec sagesse de laisser la nature « jouer » avec ses vignes, si bien que d’une année sur l’autre, et selon la présence ou non de pourriture noble, les vins blancs produits pourront varier de sec à liquoreux. 


 

Une production de très haute qualité sur laquelle la presse spécialisée ne s’est pas trompée :


« Éric Nicolas réécrit avec beaucoup de style l’histoire des vins de la Sarthe. Cet Domaine de Belliviere Jasnieres cuvée les Rosiers as du chenin est revenu à la sélection massale et sa conduite du vignoble se révèle irréprochable. Les vinifications sont exemplaires et les cuvées traduisent au plus juste la marque de leur terroir : les coteaux du loir ont une belle assise et les jasnières, une profondeur et un raffinement uniques pour le secteur.”

Bettane et Desseauve, Grand Guide des Vins de France 2009


«Ce jeune domaine relève avec panache le flambeau bien éteint des vins de la Sarthe. Ses cuvées montrent le potentiel de terroirs oubliés. Les raisons de son succès sont les mêmes que partout ailleurs en France : une viticulture élitiste qui anticipe sur la notoriété du produit et une vinification simple mais scrupuleuse. [… ] Des références pour tous les connaisseurs du chenin.”

Les Meilleurs Vins de France 2009

Les Coteaux du Loir blancs du Domaine de Bellivière chez Ochato.com

Les Jasnières blancs du Domaine de Bellivière chez Ochato.com

Mas Saint Joseph: “l’aventure” porte un nom: Philippe Beraud

Mardi 26 mai 2009

Le Domaine du Mas Saint Joseph fait partie du vignoble des Costières de Nîmes, dernier terroir de la Vallée du Rhône, le plus au sud puisqu’il jouxte la petite Camargue.

Mas Saint Joseph Situé sur le plateau de Meynes à 12 Km au sud du Pont du Gard, et à 70 m au-dessus du niveau de la mer, le Mas est entouré de 18 ha de vignes d’un seul tenant, depuis 1971. Le terroir est constitué de gros « Gress » ou galets du Rhône et de la Durance. L’altitude favorise un ensoleillement maximum, et avec le Mistral, un assèchement optimum des raisins lors de fortes pluies. Le sol composé de terres jaune et brune et de gros galets roulés affleurants  permettant un drainage idéal, l’état sanitaire semble parfait, si parfait  que l’on pourrait suggérer que la Nature autorégule le cycle végétatif de la vigne, tant les traitements et leurs fréquences sont quasi inexistants !  Ainsi Philippe Béraud, le maitre d’œuvre du Domaine, peut-il vinifier Grenache, Carignan, et Syrah dans leur plus simple appareil: la cuve béton !*

 

Au Mas Saint Joseph, le raisin est mis en bouteille pour ce qu’il est, et non pour ceMas Saint Joseph 2 qu’il pourrait être. Le choix de ne pas utiliser de fûts ou de barriques est tout à fait légitime si l’on considère que des raisins à maturité issus de vignes de plus de trente ans et dotés d’un état sanitaire irréprochable sont aptes à donner le meilleur d’eux-mêmes et de leur socle privilégié : leur terroir. C’est pourquoi les cuvées, rouges notamment, du domaine reflètent parfaitement la signature  de leur auteur.

 

En retrouvant Philippe à Paris, en novembre dernier, je me suis dit qu’un retour vers le passé récent (2001) m’apparaitrait plus pertinent que jamais afin de redécouvrir la cuvée qui m’avait révélé le domaine il y a sept ans : « Aventure ».

 

Christophe et Philippe en pleine discussion lors du salon des vignerons indépendants C’était à Paris, au cours d’une dégustation de vins de Costières de Nîmes… après une multitude de vins  rencontrés, je m’avançai vers Philippe qui, entre sa barbe, me narrait l’histoire du domaine et défendait son « éthiquette » personnel de vigneron. Tout en l’écoutant je me gargarisais des cuvées rosé et blanc, puis de la croquante cuvée « les Cyprès ». Enfin, alors que son discours concordait avec ce que je buvais, je tentais « L’Aventure 2001» ! Rapidement celle-ci commençait à me titiller les papilles. Cette Syrah ! Elle avait tout d’une sudiste en villégiature, mais après son passage elle vous alanguissait d’une fraîcheur tout à fait inédite ! Je lui promettais un bel avenir !

 

Le temps passa, suffisamment pour m’interroger sur le potentiel de garde de cette cuvée, en sachant que 2001 avait été un superbe millésime, mais connaissant aussi la garde «relative » d’un Costières de Nîmes classique ! (5 à7 ans). Enfin, tout arrive à qui sait attendre selon l’adage, et me voici aujourd’hui, assez fier d’avoir dégusté/vécu en un après-midi, quatre « Aventure » sans avoir eu la sensation d’avoir été trompé sur la marchandise, car de 2006 à 2001 en passant par 2004 et l’atypique 2003, « l’Aventure » s’est révélée dans toute sa fraîcheur. De plus, elle a distillé sobrement et rigoureusement les caractéristiques de chaque millésime, afin de nous en donner plus qu’un aperçu ; un souvenir palpable !

Philippe Beraud et Joelle Gaveaux

 

Je ne saurais que trop conseiller à chacun d’en conserver quelques bouteilles dans sa cave, ou chez un ami, pour éviter de les boire trop tôt ! Et de tenter « Les Cyprès » afin de vous donner une juste idée de la qualité du terroir comme du maître d’œuvre !

 

 

Un grand merci à Philippe pour sa générosité et sa disponibilité.

 

 

Christophe Guitard

 

 

*vinifications en rouge: foulage et égrappage, levures indigènes, contrôle des températures, macération et élevage en cuves béton, filtration légère sur plaques

 

 

PS: retrouvez demain le compte-rendu de la dégustation verticale de la cuvée “l’Aventure”, par Christophe.

Domaine de la Charmoise: la cuvée “Premiere vendange” de Henry Marionnet à l’honneur dans le Figaro

Samedi 16 mai 2009

Il y a quelques semaines, nous vous présentions Henry Marionnet, du Domaine de la Charmoise, en Touraine.

Henry Marionnet Henry Marionnet est un viticulteur qui respecte au maximum “l’intégrité naturelle” de ses vignes, en les accompagnant plus qu’en intervenant dessus, et en les laissant s’exprimer plutôt qu’en ayant recours à des artifices, chimiques ou autres. Henry est également un vigneron atypique et audacieux, et ses cépages, qui possédent tous une particularité notable, le sont tout autant. Le Domaine de la Charmoise produit ainsi de formidables cuvées, aussi passionantes à déguster qu’à raconter: des cuvées issues de cépages franc de pied, en blanc (Vinifera Sauvignon franc de pied), comme en rouge (Vinifera Côt franc de pied) ou de cépages rares comme le Gamay de Bouze (cuvée “les cépages oubliés”); des cuvées issues de vignes pré-phylloxériques, parmi les plus vieilles de France (cuvée “Provignage”) ou au contraire issues de vignes encore toutes jeunes (cuvée “premières vendanges”).

C’est cette dernière (et à travers elle, le travail de Henry Marionnet) qui est à l’honneur dans le Figaro, sous la plume d’Alain Sarraute. Jugez plutôt:

“Pendant les deux ultimes décennies du siècle dernier (le XXe, donc), l’œnologie a fait sans aucun doute plus de progrès qu’elle n’en avait connu depuis Noé. Progrès technologiques, mais surtout progrès des connaissances permettant aux vignerons de perfectionner un savoir-faire souvent empirique. Ainsi Henry Marionnet s’est-il lancé un défi en Touraine: à partir de vignes de gamay d’une quarantaine d’années, élaborer une cuvée parfaitement pure, sans aucun apport extérieur, sans levures pour contrôler la fermentation, sans soufre pour stabiliser le vin, sans collage pour le clarifier. C’est véritablement du travail sans filet, avec un risque bien réel de contamination bactérienne capable de faire virer toute la cuve en piquette en l’espace de quelques heures à peine.”

“Le résultat est impressionnant: un gamay qui ne ressemble à aucun autre, avec une couleur très soutenue, au nez, des arômes de fruits noirs (cerise, mûre), en bouche, un bel équilibre entre fruité et fraîcheur, mais surtout une étonnante complexité qu’on n’attend ni de ce cépage ni de cette région. Bien sûr, il ne s’agit pas d’un vin de garde: mieux vaudra le boire dans l’année, plutôt frais (12°C), comme on faisait d’ailleurs autrefois quand la chimie babillait encore. Le profane se régalera. Et le connaisseur s’enthousiasmera.”

Critique du film “Bottle Shock”

Mercredi 22 avril 2009

Avis à chaud sur le film “Bottle Shock“, sorti récemment en DVD (en import, pas de sortie française prévue pour l’instant), et qui conte l’histoire du domaine californien Château Montelena, un des domaines sorti vainqueur du Jugement de Paris, une dégustation à l’aveugle entre vins français et californiens organisée en 1976 par le caviste britannique Steven Spurrier.

Dans sa première demie heure, le film démarre exactement comme on pouvait le craindre: en accumulant clichés et tics hollywoodiens. Cela commence dès le générique, avec un survol des vignes californiennes, si propres, si belles, si ensoleillées…si…carte postale…Nul doute que les vignes en biodynamie de Michel Guignier et le climat du Beaujolais auraient peut-être été moins photogéniques et surtout moins glamour.

Puis le film se déplace à Paris, et se trouve alors brillament démontré l’équation basique : Paris + années 70 + vision hollywoodienne = une petite rue remplie de 2CV et de gens marchant la baguette sous le bras et le béret sur la tête. On pénétre dans la boutique de Steven Spurrier pour découvrir celui-ci en train de vanter un vin en citant tous les grands génies de la peinture et de la littérature française… Là, en à peine dix minutes, on se dit que ça fait déja beaucoup…

On suit ensuite le sir Spurrier dans une dégustation professionnelle trés collé montée, remplie de méchants français qui le méprisent parce qu’il est anglais…

Pendant ce temps de l’autre côté de l’Atlantique dans la Napa Valley, on découvre un héros “à la cool”, dont les relations avec son pére sont basées sur l’incompréhension, flanqué d’un ami fils d’immigrant mexicain mais qui connait la vigne comme personne, et d’une blonde stagiaire (pour l’inévitable histoire d’amour) qui a visiblement dû longuement hésité entre la viticulture et le mannequinat (est-ce bien raisonnable de porter des mini shorts (vraiment mini) pour travailler dans la vigne..? Je demanderai à Michel Guignier  tiens!)…encore très hollywoodien…

Lorsque Spurrier débarque aux Etats-Unis et devient le méprisant, face aux producteurs californiens, on se dit que l’on va avoir un film qui aura du mal à s’éloigner de la classique histoire de réussite à l’américaine (en l’occurence, success story + côté “moi contre le reste du monde”, le reste du monde étant qui plus est les français).

Et pourtant, passée la première demie heure, ces différents défauts (qui, soyons honnêtes, tendaient plus à faire sourire et lever les yeux au ciel qu’à rendre le film irregardable) s’estompent progressivement. Les remarquait-on parce qu’on les redoutait particulièrement ou parce qu’ils étaient très caricaturaux, toujours est-il qu’on les oublie sans s’en rendre compte, en se laissant porter par le film, à mesure que celui-ci laisse de côté la forme et le “glamour” pour s’intéresser au fond et aux personnages (cf les quelques scènes de dégustation de Spurrier avec des vignerons bien loin des canons de beauté du cinéma US, en toute simplicité).

Bottle Shock” est en effet, et ce même dans sa première demie heure, tout à fait agréable à regarder, humble, bien interprété et surtout bien écrit. On a pas moins de 5 personnages principaux, et tous sont intéressants, tous sont développés, tous apportent quelque chose (à part peut-être la fameuse stagiaire qui est surtout là pour apporter la touche blonde).

 

Les différentes petites histoires s’imbriquent très bien dans la grande, et le film réussit même à faire (un peu) ressentir l’essence du travail et du métier de vigneron. Certes, cela est fait de façon un peu artificielle, un peu forcée, et on ne peut pas dire que “Bottle Shock” sente la terre, mais, à travers les personnages de l’employé mexicain évoqué tantôt (qui a le vin dans le sang et la poussiére de la Napa Valley sous les ongles) et du propriétaire du domaine (perfectionniste et dédié à sa vigne) on parvient à ressentir la passion inhérente au métier.

Le Jugement de Paris en lui même n’occupe d’ailleurs que les dix dernières minutes. Il s’agit plus d’un film sur le Château Montelena que sur le jugement , et c’est une des forces du film: parler de vin à travers ses personnages, et à l’inverse, utiliser le prétexte du vin pour raconter une (des) histoire(s).

Bottle Shock” est un “film de copains”, pour reprendre une expression utlisée pour les vins. Sans prétention, un peu superficiel, un peu caricatural, sans surprises, mais bien écrit et qui se laisse regarder sans déplaisir. Il s’adresse plus au grand public qu’aux gens du métier, ceux-ci (mais c’est toujours le cas quand un domaine spécifique est vulgarisé) risquant surtout de retenir le côté vain et cliché du film.

Un dernier regret cependant: que le film s’achéve par un texte rappelant la victoire des vins californiens dans les années 70, et à nouveau lors du 30ème anniversaire du jugement. Je fais preuve de chauvinisme franchouillard me direz-vous? Sûrement, mais pas seulement. D’autres “piques” contre le vin français, comme le fait que le milieu du vin en France soit montré comme assez élitiste et sclérosé, sont ainsi bienvenue.

Non, c’est simplement que, au final, cette histoire de compétion, de suprématie du vin français, de reconnaissance du vin californien, n’est pas vraiment le sjet du film. Cet aspect est présent en tout début et en toute fin, mais le coeur du film est l’histoire de ses personnages, plus que l’Histoire du vin.

 

Enfin, reste à savoir quelle est la part de vérité et de fiction dans le film (je pense sincérement que les mini shorts dans les vignes sont du domaine de la fiction), et pour cela, le mieux restera sans doute de lire le livre de George Taber: “Le jugement de Paris”.

  

Plus de détails sur le film

 

Mais au fait, qu’entend-on par “vieilles vignes”…?

Mardi 21 avril 2009

Il est très courant de rencontrer parmi la gamme d’un vigneron, une cuvée « vieilles vignes », issue d’une parcelle où sont cultivées lesdites vignes. Mais qu’est qu’une “vieille vigne”, qu’entend-on précisément par ce terme, et pourquoi cette caractéristique est-elle mise en avant ?

 

 

Il faut tout d’abord savoir que la mention « vieilles vignes » n’est en aucun cas un label ou une appellation. Il n’existe en France aucune définition légale de ce qu’est une « vieille vigne ».  Le sens de cette expression est donc tout relatif puisque dans certains domaines, elle désignera des vignes de 90 ans, tandis que dans d’autres, ces vénérables pieds n’auront pas plus de 20 ans. Dans le bordelais, présenter des vignes âgées de 20 ans comme vieilles fera sourire, tandis que dans une région viticole encore jeune, cet âge paraîtra conséquent.

Ce « label » officieux ne désigne donc pas objectivement un âge défini, et par « vieilles vignes », il faut en général comprendre « les plus vieilles vignes du domaine ».

 

Ceci sous entend deux idées.

Tout d’abord, que cette mention prise en elle-même ne vous apprendra rien. Pour savoir ce qui se cache derrière ce terme lorsqu’il apparaît sur une étiquette, il faut au préalable connaître le domaine, son histoire, sa façon de travailler.

Ensuite, que l’appréciation d’un vin issu d’une parcelle de vieilles vignes se fait en général en le comparant aux autres vins du domaine, issus de parcelles « classiques ». En effet, on s’accorde à penser que des vignes plus âgées donneront de meilleurs vins, plus concentrés et plus intenses, car avec l’âge, le rendement de celles-ci va en diminuant. Toutefois, on n’identifie pas de caractéristiques précises communes à tous les plants de vieilles vignes, et c’est donc essentiellement par référence aux vins d’autres parcelles que leur singularité pourra être appréciée.   

 

Quoiqu’il en soit, en ce qui concerne la France, (et en gardant à l’esprit la relativité évoquée précédemment) on considère en général qu’une vigne est adulte à l’âge de 20 ans, et qu’elle peut être qualifiée de « vieille » à partir de 40 ans. Rares sont celles dépassant les 90 ans, ne serait-ce que parce que la crise du phylloxera, apparu en France en 1863, a duré jusqu’au début du XXème siècle. Il existe cependant encore des vignes « pré-phylloxériques » ayant miraculeusement résisté aux attaques du parasite. Henry Marionnet, propriétaire du domaine de la Charmoise, (dont Christophe Guitard parle plus en détails sur le blog d’Ochato) produit ainsi sa cuvée « Provignage» à partir de vignes datant de 1850 !

“Début 1998, un vigneron habitant près de chez moi est venu me proposer ses quatre hectares de vignes” raconte Henry Marionnet. “Parmi celles-ci, à ma grande surprise, se trouvait une parcelle très ancienne de 0,36 ha qui, d’après la tradition orale, avait été plantée en 1850. Des experts ont confirmé le grand âge de cette vigne, qui n’a donc pas été greffée puisque le phylloxéra n’est apparu en France qu’à partir de 1870. Je pense posséder aujourd’hui la plus vieille vigne de France.”

 

Au final, ce qui fascine le plus avec ces vieilles vignes, c’est peut-être le fait qu’elles représentent la mémoire d’un terroir, comme le laisse entendre Henry Marionnet à qui nous laisserons le mot de la fin: “(Le vin produit à partir de ces vignes) représente une page de notre histoire et fait partie du patrimoine de notre pays.”