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Cette semaine à Bordeaux : les dégustations Primeur

Dimanche 5 avril 2009

Chaque année, début avril, le grand bal des primeurs s’ouvre aux dégustateurs du monde entier, venus jauger la qualité d’un millésime à peine né. Un exercice à la fois craint et attendu, qui place le curseur prix là où ça fait mal, mais pas toujours. Tout dépend du verdict des pros. Et ils sont pas dupes non plus de cette petite comédie humaine qui se joue à huis clos à l’abri des chais. Journal de bord de notre envoyée spéciale.

Chaix LafiteMalgré les craintes des professionnels de Bordeaux, ils sont bien là. Qui ? Les grands dégustateurs, les journalistes et … les acheteurs. Au total, 4500 inscrits (à peine moins que l’année dernière), issus de 36 pays. Une mécanique parfaitement rôdée, organisée au détail près par l’Union des Grands Crus*. Pourtant, à bien y regarder, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Il existe en effet deux cas de figure ; si vous êtes négociant, courtier ou distributeur, vous dégustez sur trois jours dans les sept châteaux ouverts pour l’occasion, regroupant les vins d’une même appellation. Un service courtois, qui a le mérite de permettre aux intervenants de mesurer rapidement la qualité globale du millésime sur une palette de grands crus. Un procédé parfaitement huilé, qui permet aux plus endurants – et il en existe chez iDealwine ! - de faire le tour de l’ensemble des appellations en une seule journée.

Les journalistes … et les autres

Si vous êtes journaliste, en revanche, vous avez droit aux faveurs et aux soins des châtelains, déjeunant avec untel, soupant avec un deuxième, nuitant avec votre hôte de la semaine dans l’une des belles demeures du Médoc ou de Saint-Emilion. Tables rondes (de dégustation), nappes blanches et service impeccable à la demande. C’est diablement bien rodé, mené tambour battant, avec chauffeur ad hoc, mon capitaine, et champagne au bout de l’effort. On en oublierait presque que l’on est à Bordeaux
Car le journaliste étant un animal apprivoisable, on le ménage et on le meut avec déférence et amabilité, par petits groupes.
Exemple : le groupe 1. On y trouve pêle-mêle du Japonais, du Britannique, de l’Allemand, du Flamand, du Hong-Kongais et la french touch représentée par Michel Bettane et quelques acolytes. Le lundi, top départ à 14h00, plein sud, Sauternes et Barsac. Une trentaine d’échantillons où se mêlent crus classés et breuvages moins appétant. Puis on file vers le saint des saints : Yquem nous attend ! Château de princesse, créneaux et pelouse impeccable. Les ors et la majesté sont à la hauteur du mythe, sublime de perfection encore une fois. Le soir, somptueux dîner au château Pontet Canet, à Pauillac. Discours de circonstance de la présidente de l’UGC, Sylvie Cazes, qui nous dit que tout va très bien, Madame … etc. On reconnaît l’air, on fait mine d’acquiescer. Le lendemain matin, rebelote pour Moulis, Listrac, Margaux et quelques médocs, dans la fraîcheur du cuvier du château Poujeaux. Deux petites heures de dégustation consciencieuse et l’affaire est réglée. On déjeune en petit comité avec Philippe Cuvelier (propriétaire de Poujeaux et de Clos Fourtet), mais aussi Nicolas Thienpont (Pavie-Macquin, Berliquet) et Jean Philippon (Fourcas Dupré). Tout cela est bien urbain, extrêmement sympathique même, puisque l’on peut échanger librement avec les heureux propriétaires (et pour les plus acharnés, boucler quelques interviews). Et cela continue comme cela toute la semaine ; les après-midi offrant l’opportunité de goûter chaque cru de son choix, surtout les premiers, mais sur rendez-vous… Jeudi après-midi, relâche pour tout le monde, on pose son palais et on est tout ouïe pour la conférence de Denis Dubourdieu, un des temps fort de la semaine. Ce fin connaisseur du terroir bordelais y détaille les conditions climatiques qui ont prévalu à la naissance du millésime. Un grand moment. Enfin vendredi 15h00, fin des hostilités, après le déjeuner de clôture. Chacun se disperse, rejoint son port d’attache. Le networking a bien fonctionné, on repart content et on se dit à l’année prochaine….

Et les prix dans tout ça ? Officiellement, on n’est pas là pour en parler. Pas encore.

Véronique Raisin

Vous pourrez retrouver les interviews de Michel Bettane, Thierry Desseauve et de propriétaires sur le site www.bettanedesseauve.com (accès réservé).
Toutes les notes de dégustation des primeurs 2008 sont dans TAST, la lettre de Bettane&Desseauve (sur abonnement). Pour vous abonner : bb@bettanedesseauve.com.
* L’Union des Grands Crus est une association créée en 1973 qui regroupe 131 châteaux, soit une production de près de 32 millions de bouteilles.

 

En savoir plus sur les primeurs.
Consultez la liste des vins en vente sur iDealwine.

 

Une nouvelle appellation à Bordeaux

Vendredi 20 mars 2009

L’Union des Côtes de Bordeaux a annoncé la naissance d’une nouvelle AOC : Côtes de Bordeaux. Cette nouvelle nomenclature regroupera, à partir du millésime 2008 les quatre AOC Premières Côtes de Blaye, Premières Côtes de Bordeaux, Côtes de Castillon et Côtes de Francs.

 

Avec 1/6e de la production bordelaise (une surface totale de 14 000 hectares et un volume de 700 000 hectolitres), cette nouvelle appellation marque “une révolution dans l’organisation des appellations bordelaises”, estime l’Union, et doit permettre de simplifier l’offre en réduisant le nombre des appellations. Une coalition qui devrait s’avérer bien utile à l’export notamment. “Il s’agit de clarifier l’offre en segmentant la production, mais aussi et surtout gagner en lisibilité sur les marchés internationaux en s’appuyant sur le mot “Bordeaux“, une caution à l’export”.

L’appellation Côtes de Bordeaux n’exclut cependant pas la mention d’une dénomination communale pour les vins plus haut de gamme ayant des conditions de production plus restrictives.

www.idealwine.com
Consulter la liste des Bordeaux en vente actuellement

Les bordeaux 2006 sont arrivés !

Mercredi 11 mars 2009

Retrouvez les Bordeaux 2006 sur www;lavinia.fr
Bordeaux 2006 : Un millésime à partager

Bordeaux 2006 : maîtrise et terroir

Le déroulement climatique de 2006, pourtant plus capricieux qu’en 2005, a su créer les conditions d’un millésime très intéressant, voire surprenant. Chauds mois de juin et juillet, mois d’août frais, mois de septembre partiellement beau et à passages orageux : le savoir-faire et la rigueur du vigneron pour s’adapter aux fortes variations du ciel, d’une part, la réponse des meilleurs terroirs à la sècheresse ou à la pluie, d’autre part, ont été déterminants.

Plus que jamais, il y a des choix à faire à travers le vignoble : au terme d’une sélection sévère, l’équipe de LAVINIA propose le meilleur visage du millésime 2006. Les blancs secs sont fruités et aromatiques, bien typés par leur minéralité, et les meilleurs liquoreux surprennent par leur équilibre. Les rouges, après l’indispensable tri, bénéficient de beaux merlots et de superbes cabernets sauvignons. Retrouvez notre offre avec :

Château Haut-Grignon 2006
Le vin commence à la vigne : c’est sur cette évidence que repose le travail du vigneron attaché à SON terroir, qu’il cultive pour faire SON vin. Dès lors, on comprend que son respect de la nature soit scrupuleux, et que ses soins soient exigeants – à la vigne (souvent en bio) pour obtenir la plus belle matière première, puis dans le chai pour exprimer le terroir le plus authentiquement possible. Ainsi sont nés des 2006 à la fois marqués du caractère d’un millésime qui demandait beaucoup de savoir-faire, mais aussi du sceau de la personnalité du vigneron.

La Parde de Haut-Bailly 2006
Les grandes cuvées de cabernet sauvignon et de merlot – de longue garde – ne représentent qu’une partie de la production des châteaux bordelais. La sélection du « grand vin » laisse une large marge à des cuvées plus fruitées, plus souples et plus friandes, dites « seconds vins », qui donnent en 2006 des rouges dont on peut déjà commencer à se régaler.

Château brane-Cantenac 2006
La matière et la structure sont le privilège des grands bordeaux de cabernet sauvignon et/ou de merlot : ils sont obtenus par une sélection sévère des parcelles les plus qualitatives – selon le terroir et l’âge des vignes – et des cuvées les plus riches – 30 à 50 % de la production du domaine – destinées à composer le « grand vin ». Ils sont promis à un noble élevage en barriques de chêne pour polir le caractère du vin jeune, puis à une garde de plusieurs années en bouteille avant de révéler, demain ou après-demain, toutes les promesses du millésime 2006.

Château Latour 2006
La marque des crus exceptionnels, c’est qu’ils font rêver l’amateur comme le connaisseur chevronné ! Issus des cabernets sauvignons et merlots des plus beaux terroirs, soignés et élevés avec une attention extrême, les 2006 parviendront au terme d’une longue évolution à une apogée qui offrira – pour longtemps – l’expression suprême de la distinction.

Retrouvez l’ensemble des BORDEAUX 2006